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Morceaux de vie

Une lecture par Garance Clavel d'un texte de Frank Smith, poursuite de sa résidence à Khiasma

Le 8 mars 2017, journée dédiée aux droits des femmes, les mots anonymes recueillis par Frank Smith, parcours de vie d’une femme qui voulait se raconter, ont existé le temps d’une lecture par Garance Clavel aux Musée des Archives Nationales (Paris IIIè). Une récit établi par Frank Smith depuis sa résidence entre Khiasma et les Archives Nationales de Pierrefite-sur-Seine en 2014-2015.

« Dans l’écriture, il n’y va pas de la manifestation ou de l’exaltation du geste d’écrire; il ne s’agit pas de l’épinglage d’un sujet dans un langage; il est question de l’ouverture d’un espace où le sujet écrivant ne cesse de disparaître », dit Michel Foucault, au cours d’une conférence consacrée à la notion d’auteur en 1970 à l’université de Buffalo, New York.
Je ne suis pas l’auteur des lignes que Garance Clavel va vous lire. À la limite, je ne les ai pas écrites, elles se sont écrites. Quelqu’un a parlé, et je dis qu’importe que quelqu’un ait parlé.




« Dans cette indifférence, je crois qu’il faut reconnaître un des principes éthiques fondamentaux de l’écriture contemporaine. » poursuit Foucault.
Je dis que l’écriture n’est jamais un résultat en soi. Je dis que l’écriture doit s’affranchir du thème de l’expression, qu’elle est toujours un dehors, en dehors.
C’est fort de cette conviction qu’un Bureau d’écrivain public a pu naître au sein des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, au cours d’une résidence au sein de l’espace Khiasma il y deux ans, avec le concours du conseil général de Seine-Saint-Denis.

Garance Clavel

C’est parce que l’écriture qui nous fonde est toujours expérimentée à ses limites qu’a pu naître ce texte, porté par le témoignage d’une jeune femme. Une jeune femme qui voulait faire le récit de sa vie matérielle pour se réconcilier avec ses deux filles.
« Il est question de l’ouverture d’un espace où le sujet écrivant ne cesse de disparaître. » Je dis oui et je dis merci à cette jeune femme dont je me dois de taire le nom, qui s’est confiée et qui a eu confiance elle-même, de même que je dis merci à Olivier Marboeuf et Sébastien Zaegel, de Khiasma, ainsi qu’à Anne Rousseau des Archives nationales, qui ont pu rendre cette transcription possible.